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Récitus Histoire
Récitus Histoire

Des origines à 1608

Les rapports sociaux au sein des nations autochtones
Premières Nations et nation inuite

1. Les rapports sociaux au sein des nations autochtones

Intention 1

Établir les caractéristiques communes et distinctes des rapports sociaux au sein des nations autochtones vers 1500.

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Source : Bernard Duchesne, Les Algonquiens et les Iroquoiens s'échangent des biens dont ils ont besoins, Service national du RÉCIT, domaine de l'univers social. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif seulement (BY-NC).

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Les Premières Nations et la nation inuite

Les Premières Nations et la nation inuite

Le tableau présente des caractéristiques de l'organisation sociale d'exemples de nations.

*Famille nucléaire : groupe composé par les parents et leurs enfants.

Source : Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

 

Les Premières Nations et la nation inuite

Au 16e siècle, plusieurs peuples autochtones habitent et utilisent le territoire actuel du Québec, des peuples que l’on désigne aujourd’hui comme les Premières Nations. À ces Premières Nations s’ajoute la nation inuite, un peuple formé par des groupes nomades de la famille linguistique inuite-aléoute.

Cartes

Les nations iroquoiennes vers 1500

Le territoire iroquoien est représenté en rouge. Le territoire algonquien est représenté en bleu. Les zones vertes illustrent l'occupation du territoire par les Khionontateronons (Pétuns), les Attiuoindarons (Neutres), les Eriehronons (Ériés), les Susquehannocks (Andastes), les Hurons-Wendats, les Haudenosaunee (Iroquois) et les Iroquoiens du Saint-Laurent.

Source : Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

Cartes

Les nations algonquiennes vers 1500

Le territoire inuit est représenté en orange. Le territoire iroquoien est représenté en rouge. Le territoire algonquien est représenté en bleu. Les zones jaunes illustrent les territoires des Anishinabegs (Algonquins), des Cris, des Atikamekws, des Innus, des Naskapis, des Abénakis, des Wolastoqiyik (Malécites), des Mi'gmaqs et des Béothuks.

Source : Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

Texte et images

Peu importe si le mode de transmission de la parenté est matrilinéaire ou patrilinéaire, les femmes ont de nombreuses responsabilités au sein des Premières Nations et de la nation inuite. En effet, les femmes autochtones prennent part aux activités économiques et aux décisions qui concernent l’ensemble de la communauté.

Texte et images

Les Hurons-Wendats

Source : Auteur inconnu, Huron, huronne (entre 1750 et 1780), Archives de la ville de Montréal, CA M001 BM007-2-D27-P003. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

Texte et images

Les Anishinabegs

Source : Auteur inconnu, Algonquin, algonquine (entre 1750 et 1780), Archives de la ville de Montréal, CA M001 BM007-2-D27-P004. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

Intention 2

Définir la pratique du don et du contre-don et expliquer le rôle de cette pratique et du partage dans les sociétés autochtones vers 1500.

1.1 LE PARTAGE, LE DON ET LE CONTRE-DON

Source : Bernard Duchesne, Des hommes ramènent au campement un orignal qu'ils ont chassé, Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Licence : utilisation permise en contexte éducatif seulement (BY-NC).

1.1 LE PARTAGE, LE DON ET LE CONTRE-DON

Les peuples autochtones fondent leur organisation sociale sur l’appartenance à une lignée familiale et se regroupent entre descendants d’un même ancêtre. Pour organiser les rapports entre toutes ces personnes, les membres d’un clan iroquoien, d’une bande algonquienne ou d’une famille inuite valorisent le partage des biens. En effet, les membres d’une communauté partagent les denrées qu’ils récoltent et les objets qu’ils produisent, ce qui permet de répondre aux besoins des individus tout en atténuant les inégalités sociales au sein de la collectivité.

Texte et image : La culture du partage

Source : John Henry Walker, Rassemblement autochtone (entre 1850 et 1885), Musée McCord, M930.51.1.76. Licence : domaine public.

Texte et image : La culture du partage

La culture du partage prend forme à travers la pratique du don et du contre-don, c’est-à-dire l’échange de ressources et d’objets entre les membres d’une communauté. Cette pratique valorise l’action de donner un bien à une autre personne, qui reconnait ensuite la générosité du donateur en lui redonnant à son tour un bien de son choix. La boucle se poursuit continuellement puisque les donateurs cherchent à entretenir une relation fondée sur une générosité réciproque.

En plus d’être à la base des relations au sein du groupe, le partage des biens permet d’éviter l’accumulation individuelle de richesses. La pratique du don et du contre-don assure un partage des ressources entre les membres d’un clan ou d’une famille, mais aussi à l’échelle de la bande ou du village. Une nation autochtone utilise donc les ressources disponibles sur son territoire, puis elle les redistribue aux membres de la communauté ou elle les échange avec d’autres nations selon les besoins de chacun.

Intention 3

Établir le rôle des chefs, le mode de prise de décisions et l’importance des ainés dans la vie publique des sociétés autochtones vers 1500.

1.2 LA PRISE DE DÉCISION, LES CHEFS ET LES AINÉS

Intention 4

Décrire les pratiques de transmission des connaissances dans l’éducation et la spiritualité des sociétés autochtones vers 1500.

1.3 L’ÉDUCATION DES ENFANTS, LA TRADITION ORALE ET LA TRADITION CHAMANIQUE

L’organisation sociale des peuples autochtones favorise une prise en charge collective des enfants, ce qui veut dire que les parents, les oncles, les tantes et même les autres membres de la communauté participent à leur éducation. Ces derniers éduquent les enfants en fonction des rôles propres à leur mode de vie. Par exemple, la division des tâches en fonction des sexes se reflète dans l’éducation des garçons qui apprennent à chasser, à pêcher et à combattre, alors que les filles apprennent à cultiver, à cueillir et à transformer les ressources en outils et en vêtement. Toutes ces activités sont essentielles pour la survie et le fonctionnement de la communauté.

1.3 L’ÉDUCATION DES ENFANTS, LA TRADITION ORALE ET LA TRADITION CHAMANIQUE

Source : Bernard Duchesne, L'habillement des hommes l'hiver avec leurs outils et leurs armes de chasse, Service national du RÉCIT, domaine de l'univers social. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif seulement (BY-NC).

1.3 L’ÉDUCATION DES ENFANTS, LA TRADITION ORALE ET LA TRADITION CHAMANIQUE

Source : Bernard Duchesne, Des femmes font la cueillette des petits fruits sur le bord d'une rivière, Service national du RÉCIT, domaine de l'univers social. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif seulement (BY-NC).

Texte et image : Les enfants contribuent

Source : Diane Boily, La vie dans une maison longue, AKI : Sociétés et Territoires autochtones, Licence : Contexte éducatif seulement (BY-NC).

Texte et image : Les enfants contribuent

Les enfants contribuent peu à peu à ces activités en imitant les adultes, qui encouragent les plus jeunes à prendre des décisions par eux-mêmes. Chez les Inuits, les familles adoptent souvent un enfant qui provient de la même famille ou d’une autre famille de la communauté. Pour ces derniers, l’adoption représente un geste de générosité de la famille biologique envers la famille adoptive, qui permet d’ailleurs à l’enfant d’entretenir des liens avec ses parents biologiques.

Texte et image : Les peuples autochtones

Source : Bernard Duchesne, Les Autochtones se tournent vers les ainés pour obtenir leurs conseils et pour respecter les traditions, Service national du RÉCIT, domaine de l'univers social. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif seulement (BY-NC).

Texte et image : Les peuples autochtones

Les peuples autochtones transmettent de génération en génération les croyances, les connaissances et les pratiques liées à leur organisation sociale. Pour ce faire, ils s’appuient notamment sur la tradition orale, c’est-à-dire la transmission de récits oraux concernant leur passé. Racontés par les ainés, ces récits permettent notamment de transmettre un savoir collectif qui comprend les histoires de création, les légendes ainsi que de partager aux nouvelles générations les connaissances à la base des activités de subsistance comme la chasse.

Texte et image : Les peuples autochtones

Source Bernard Duchesne, Les Iroquoiens transmettaient leurs connaissances en racontant des histoires, Service national du RÉCIT, domaine de l'univers social. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif seulement (BY-NC).

Texte et image : Les peuples autochtones

Les peuples autochtones comptent également sur la tradition chamanique pour transmettre les récits ainsi que les rituels liés à leur spiritualité. Les gardiens de cette tradition peuvent agir comme guides spirituels ou comme guérisseurs. Ils sont responsables de maintenir les relations de la communauté avec les esprits, de conduire les cérémonies religieuses ainsi que d’aider les personnes malades.

Au sein de nombreux peuples algonquiens, la personne qui occupe les rôles de guide spirituel et de guérisseur reçoit son éducation d’une société structurée nommée « Midewiwin » ou « Société de la grande médecine ». En plus d’enseigner les croyances et les pratiques liés à la spiritualité, les membres de ce groupe transmettent la connaissance des plantes que l’on retrouve sur le territoire et qui permettent de préparer des remèdes. À chaque étape de sa formation, un guérisseur reçoit un sac confectionné avec une peau d’animal qui reflète son grade et qui contient les outils et les herbes qu’il utilise au quotidien.