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Récitus Histoire
Récitus Histoire

1608 - 1760

Les relations entre la colonie française et les Premières Nations
Nouvelle-France et territoire

3. Les relations entre la colonie française et les Premières Nations

Intention 3

Déterminer des conséquences des relations entre les Français et les Premières Nations  sur les Premières Nations.

Texte et image : Après l'alliance franco-amérindienne

Source : Samuel de Champlain, « Défaite des [Iroquois] au Lac de Champlain, 1609 », Les voyages du sieur de Champlain [...], Jean Berjon, Paris, 1613, p. 232, Wikimedia Commons, couleur ajoutée. Licence : domaine public.

Texte et image : Après l'alliance franco-amérindienne

Après l’alliance franco-amérindienne de 1603, les Français continuent d’établir des relations diplomatiques avec les Premières Nations, dont les Hurons-Wendats. En s’intégrant au système d’alliances des Premières Nations, les Français peuvent s’approvisionner en fourrures et mettre en œuvre leur objectif d’évangélisation auprès des Autochtones. Ces alliances conduisent aussi à l’implication militaire des Français dans les guerres iroquoises, des conflits qui opposent leurs alliés Hurons-Wendats à la Ligue des Cinq-Nations (Iroquois) qui est soutenue par les Britanniques.

3.1 LE CHOC MICROBIEN, LA DESTRUCTION DE LA HURONIE ET LES VILLAGES DOMICILIÉS

Source : François-Joseph Bressani, [Un aperçu de la Nouvelle-France, une carte détaillée des Hurons] (1657), dessin sur carte, 00561829, Library of Congress Geography and Map Division. Licence : domaine public.

3.1 LE CHOC MICROBIEN, LA DESTRUCTION DE LA HURONIE ET LES VILLAGES DOMICILIÉS

Après la fondation de Québec en 1608, les Hurons-Wendats deviennent les principaux partenaires commerciaux de la colonie française et ils multiplient leurs interactions avec les missionnaires catholiques. En effet, ces religieux européens établissent des missions à proximité des villages de la Huronie en vue de convertir les populations autochtones au christianisme. Dans la première moitié du 17e siècle, une partie de la population huronne-wendate adhère au catholicisme alors qu’une autre partie rejette les croyances et les pratiques religieuses des Européens.

Le choc microbien et la destruction de la Huronie

Source : Joseph-François Lafitau, « Fête des morts chez les Hurons-Wendats », Moeurs des sauvages ameriquains, 1724, tome 2, p. 456, planche 22, Bibliothèque nationale de France. Licence : domaine public.

Le choc microbien et la destruction de la Huronie

Les contacts fréquents des colons et des missionnaires français avec les Hurons-Wendats engendrent un choc microbien qui s’apparente à celui vécu par une majorité des populations autochtones de l’Amérique. Dans les années 1630 et 1640, ce choc microbien provoque une série d'épidémies en Huronie, ce qui cause une diminution importante de la population huronne-wendate qui passe de 30 000 à 10 000 personnes. Divisés sur le plan spirituel en raison de l’évangélisation et ébranlés par le choc microbien, les Hurons-Wendats éprouvent de plus en plus de difficultés à résister aux assauts des Iroquois. Entre 1648 et 1650, les Hurons-Wendats subissent une série d'attaques dévastatrices de la part des Iroquois, ce qui engendre la destruction de la Huronie.

La dispersion des Hurons-Wendats et les villages domiciliés

Source : Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

La dispersion des Hurons-Wendats et les villages domiciliés

Menacées par les épidémies, la guerre et la famine, les populations huronnes-wendates doivent abandonner leurs villages et se disperser. Après 1650, certains Hurons-Wendats acceptent de se joindre aux Iroquois alors que d’autres se réfugient chez les Pétuns à l’ouest des Grands Lacs. Finalement, quelques centaines de Hurons-Wendats migrent vers la colonie française et s'établissent dans la région de Québec, où ils occupent plusieurs sites avant de s’installer définitivement sur le territoire qui représente de nos jours la réserve de Wendake.

Texte et image : Dans la colonie

Source : Edward Chatfield, Le chef huron-wendat Nicholas Vincent Tsawenhohi après sa rencontre avec le roi Georges IV (1825), Musée McCord, M20855. Licence : domaine public.

Texte et image : Dans la colonie

Dans la colonie, les Hurons-Wendats poursuivent leurs activités d’avant la destruction de la Huronie. L’agriculture et la fabrication d’objets comme les canots leur permettent de subvenir à leurs besoins et d’échanger leurs surplus contre des produits européens. En parallèle, des communautés religieuses fondent une mission à proximité des Hurons-Wendats pour soutenir leur conversion au christianisme.

Au fil du temps, les Hurons-Wendats adhèrent aux croyances et aux pratiques de la religion catholique tout en y intégrant leurs rituels traditionnels comme la distribution de dons lors des funérailles. Par exemple, les Hurons-Wendats s'assurent que des prières soient récitées pour le défunt en remettant un wampum au prêtre catholique qui conduit la cérémonie. Cet exemple d’un phénomène d’acculturation, c’est-à-dire que les Hurons-Wendats assimilent partiellement la culture catholique au contact des missionnaires français.

Deux images et texte : Comme les Hurons-Wendats

Comme les Hurons-Wendats, plusieurs autres groupes autochtones qui se convertissent au catholicisme choisissent de s’installer à proximité des villes de la Nouvelle-France au 17e siècle. On utilise parfois l’expression « domiciliés » pour qualifier ces populations autochtones qui vivent près du territoire occupé par les Français et qui adoptent partiellement la culture européenne. Parmi les villages domiciliés, Kahnawake regroupe des membres de plusieurs Premières Nations, dont certains Mohawks ayant quitté l’Iroquoisie lors d’une période de paix. Dès la fondation de Kahnawake, les missionnaires catholiques s’installent à proximité de la communauté pour poursuivre la transmission des croyances religieuses.

Deux images et texte : Comme les Hurons-Wendats

« On donne la confirmation la 1re fois »

Ce dessin représente l’évêque de Québec, Monseigneur de Laval qui donne la confirmation à plus de 80 Autochtones. La confirmation est une cérémonie qui confirme l’appartenance d’une personne à l’Église catholique.

Source : Claude Chauchetière, Narration annuelle de la Mission du Sault St-Louis (Kahnawake) depuis la fondation jusqu’à l’an 1686 (vers 1686), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S3,D2654. Licence : domaine public.

Deux images et texte : Comme les Hurons-Wendats

« On bannit les superstitions des enterremens »

Ce dessin représente le changement des pratiques funéraires des Mohawks pour l’adoption de pratiques liées au christianisme comme la récitation du chapelet.

Source : Claude Chauchetière, Narration annuelle de la Mission du Sault St-Louis (Kahnawake) depuis la fondation jusqu’à l’an 1686 (vers 1686), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S3,D2654. Licence : domaine public.

Texte et carte : Les villages domiciliés

Source : Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).

Texte et carte : Les villages domiciliés

Les villages domiciliés comme Kahnawake conservent leur structure politique traditionnelle qui s’appuient sur des clans regroupées dans des maisons longues et sur un conseil des anciens où l’on prend des décisions par consensus. Au 18e siècle, les Premières Nations des villages domiciliés de la vallée du Saint-Laurent se regroupent politiquement pour former la Fédération des Sept Feux en vue de négocier avec les autorités de la colonie française. Dans l’ensemble, les communautés des villages domiciliés tirent profit du commerce des fourrures en perpétuant les relations économiques qu’ils entretiennent avec les Français depuis leur établissement.